On ne recule plus : interdisons le Burkini en France !

Si la polémique sur le « Burkini » est omniprésente dans les esprits, c’est parce qu’elle est une nouvelle provocation des islamistes radicaux à laquelle de nombreux responsables politiques nationaux répondent par un silence gêné pour ne pas déplaire à la bien-pensance. Elle entraîne quatre sortes de réactions qui méritent d’être étudiées en détail.

La première vise à qualifier la dénonciation du Burkini « d’islamophobe » ou de « raciste ». C’est le réflexe un peu pavlovien de certains médias étrangers, responsables associatifs ou politiques (Sos Racisme, Ligue des Droits de l’Homme, Collectif contre l’islamophobie en France, fédération PS des Alpes-Maritimes, député socialiste Patrick Mennucci) pour lesquels le Burkini serait un « vêtement » inoffensif et qu’il serait liberticide ou antimusulman de l’interdire. C’est cette même rhétorique relativiste qu’on m’opposait lorsque je me battais pour interdire le port de la Burqa en France. Il est paradoxal que l’anathème de « l’islamophobie » soit à l’argument utilisé à la fois par les intégristes et par Sos Racisme… Soyons clairs : le Burkini, n’est pas « un maillot de bain comme les autres ». C’est au contraire l’équivalent de la Burqa sur la plage. Porter le Burkini, c’est véhiculer une idéologie salafiste qui explique notamment que la femme est inférieure à l’homme et qu’il serait attentatoire à la pudeur qu’elle soit dévoilée quand elle se baigne. Un tel projet est profondément contraire à nos valeurs, à notre identité, à notre mode de vie français. Il est dans la droite ligne de ce que préconise Daech, qui a déclaré la guerre à la France. Au passage, je regrette que certains médias étrangers nous fassent la morale. Leur angélisme est celui de personnes vivant dans des pays qui ne sont pas menacés comme le nôtre par le fanatisme islamiste.

La deuxième réaction est celle d’une indifférence assez lâche. C’est celle de la majeure partie des responsables politiques français qu’ils soient de gauche ou de droite d’ailleurs. Personne, à l’exception de Manuel Valls, ne s’est exprimé parmi les membres de l’exécutif. Aucun candidat à la primaire de la droite et du centre, sauf moi-même, n’a pris la parole publiquement pour dénoncer le Burkini et appeler à son interdiction. Ce manque de courage et de clarté d’une majorité des responsables politiques français me rappelle les fausses pudeurs qu’ils avaient exprimées lorsque j’avais dénoncé le comportement de voyous qui, à Meaux, avaient arraché le pain au chocolat d’un jeune garçon au motif « qu’on ne mangeait pas pendant le ramadan… » Il donne aux intégristes le sentiment qu’ils peuvent avoir les mains libres pour avancer leurs pions.

La troisième réaction est celle d’une condamnation de principe non suivie de décisions concrètes. C’est celle de Manuel Valls qui a fort justement condamné aujourd’hui le Burkini et dénoncé le projet politico-religieux qu’il sous-tend. Malheureusement, le Premier ministre est resté au milieu du gué. Il ne suffit pas de paroles fortes, il faut des actes fermes. Si le Burkini signifie intrinsèquement que la femme n’est pas l’égale de l’homme alors il faut tout simplement l’interdire.

Voilà pourquoi la quatrième et dernière réaction est, à mon sens, la seule possible : c’est celle de la droite décomplexée qui, en l’espèce, préconise la condamnation et l’interdiction du Burkini. Elle a été portée par certains maires de stations balnéaires qui ont interdit le port du Burkini pour motif d’ordre public par arrêté municipal. Leur décision est courageuse, responsable, respectable, en un mot guidée par le réel et non par un politiquement correct déconnecté ! J’ajoute qu’à Meaux, depuis des années, nous avons interdit dans tous les équipements municipaux qu’on puisse se baigner intégralement vêtu. C’est grâce à cette interdiction qu’une personne en Burkini a pu être expulsée de la plage de Meaux, hier. Le mandat de maire –que je suis le seul parmi les candidats à la primaire à exercer dans une ville à taille humaine – est une vaccination contre l’angélisme ! C’est déjà ainsi que j’avais pris conscience de l’importance de combattre la burqa.

Pour ma part, je pense qu’on ne peut plus se contenter de prohibitions éparses et partielles, reposant sur la seule bonne volonté des maires. Il faut une interdiction générale du Burkini, se basant sur des motifs d’ordre public, de laïcité et d’égalité hommes-femmes. Si j’emporte la primaire et que je suis élu Président de la République je ferai adopter par ordonnance un Code de la laïcité et des Cultes qui, enfin, gravera dans le marbre les pratiques religieuses permises ou bannies par la loi. A ce titre, à l’instar de la Burqa, le port du Burkini sera interdit dans l’espace public.

De grâce, ne donnons pas à nos ennemis salafistes l’impression que nous défendons l’indéfendable ou que nous hésitons à les combattre ! Dans cette lutte vitale pour sauver les valeurs qui font la France, n’ayons pas la main qui tremble, agissons avec une implacable fermeté ! Voilà une nouvelle illustration du slogan de ma campagne : on ne recule plus !

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