Secrétaire général puis Président de l’UMP

A l’été 2010, pour préparer les élections de 2012 et faire gagner notre famille politique, je propose au Président de la République de devenir secrétaire général de l’UMP.

Je m’engage à fond dans la campagne présidentielle. Certains me conseillent de « me protéger », de faire attention à « mon image ». Je ne les écoute pas. Comme les militants, je donne tout dans la bataille et j’y crois jusqu’au bout. La défaite est pour notre famille politique une immense déception.

Le 26 août 2012, à Châteaurenard, en Provence, au milieu des militants, je déclare ma candidature à la présidence de l’UMP. A cette occasion, je présente mon livre Manifeste pour une droite décomplexée, où je développe ma vision de la droite française dans cette période d’opposition. Une droite qui refuse toute alliance avec le FN, mais qui nomme les choses, refuse de céder face au politiquement correct, et propose des solutions crédibles, sans tabous, pour résoudre les problèmes que rencontrent les Français. Je suis candidat pour rassembler tous les talents de ma famille politique. Candidat pour conduire une opposition qui colle aux réalités du terrain, qui n’a pas froid aux yeux, qui est sans concession. Candidat pour emmener l’UMP vers la victoire en 2014, aux élections locales. J’ai été élu à la tête de l’UMP le 18 novembre 2012 grâce au suffrage des militants, dans un triste climat de tension interne.

En 2014, les élections municipales sont un succès sans précédent dans l’histoire de la Ve République : jamais la droite n’avait emporté autant de villes et de villages. A la veille des élections, la droite dirigeait 467 des 1018 communes de plus de 9 000 habitants que compte la France métropolitaine, soit 45,8%. Au lendemain, elle en dirigeait 633, soit plus de 62%. Nous avons réussi sur le terrain à implanter une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques qui compteront pour l’avenir.

La présidence de l’UMP aura aussi été celle des épreuves pour moi, les querelles internes qui ont suivi mon élection ont empoisonné le travail de refondation auquel je m’attelais : le choc des egos a malheureusement pris le pas sur le reste.

Afin de ne pas voir resurgir le spectre de la division, après une odieuse campagne de calomnie, j’ai décidé de laisser les rennes de l’UMP à l’été 2014. Pour faire de la politique autrement, revenir aux sources de mon engagement, rencontrer les Françaises et les Français à Meaux et ailleurs. Me consacrer uniquement au travail de fond afin de réfléchir aux conditions qui permettront le sursaut français.

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