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Jean-François Copé décrypte les méthodes du RN et de LFI
Autour de son livre Quand les populistes trahissent le peuple, face à Thomas Sotto.
Invité de Thomas Sotto sur RTL le 8 avril 2026, Jean-François Copé présente son livre Quand les populistes trahissent le peuple. Il revient sur les méthodes populistes, les responsabilités des partis de gouvernement et la ligne qu’il défend pour Les Républicains face au Rassemblement national.
RN et LFI : des méthodes communes
Jean-François Copé décrit des formations qui utilisent la colère, la peur et la frustration pour conquérir le pouvoir. Au RN comme à LFI, il retrouve trois ressorts : le culte du chef, le double langage et la désignation de boucs émissaires. « Les uns stigmatisent, les autres victimisent », résume-t-il.
Il conteste aussi les réponses présentées comme immédiates aux difficultés quotidiennes. Sur le carburant, il critique le blocage des prix proposé par Jean-Luc Mélenchon comme la baisse des taxes défendue par Jordan Bardella. À ses yeux, ces annonces masquent la difficulté des solutions.
Gouverner, c’est aussi reconnaître ses erreurs
L’ancien ministre reconnaît la responsabilité des partis de gouvernement dans la défiance des Français. Il admet que leurs renoncements ont nourri une critique légitime de leur inefficacité. Il leur reproche également de ne pas avoir suffisamment expliqué les résultats positifs de leur action.
Pour Jean-François Copé, répondre au populisme suppose d’assumer la complexité des décisions et le temps nécessaire à leur application. Il appelle à un travail de pédagogie avant la présidentielle, afin que les Français puissent mesurer les conséquences de leur choix.
Une droite qui affirme ses convictions, sans alliance avec le RN
Interrogé sur sa propre famille politique, Jean-François Copé refuse de considérer Les Républicains comme un parti populiste. Il constate cependant une fracture sur le rapport au Rassemblement national. Il critique la complaisance qu’il prête à François-Xavier Bellamy et se situe aux côtés de Michel Barnier, Gérard Larcher, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand dans le refus d’un rapprochement avec le RN.
Pour expliquer cette position, il prend l’exemple du Parti socialiste : selon lui, les alliances avec La France insoumise ont affaibli cette formation. Il invite sa famille politique à tirer les leçons de cette dépendance et à préserver sa propre ligne.
Jean-François Copé défend ainsi une droite qui assume ses valeurs d’ordre et de progrès. Il associe cette affirmation de ses convictions à une séparation claire avec le Rassemblement national. C’est sur cette base qu’il entend maintenir l’identité des Républicains dans le débat politique.