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Alliances à droite : « On ne peut pas gagner à n’importe quel prix »
Jean-François Copé face à Marc-Olivier Fogiel
Au lendemain du premier tour des municipales, Jean-François Copé précise sur RTL les alliances qu’il souhaite pour la droite. Face à Marc-Olivier Fogiel, le 16 mars 2026, il défend un rapprochement avec le centre et refuse un accord avec Sarah Knafo. Derrière les négociations du second tour, il pose déjà la question de l’alternative à construire pour 2027.
Municipales à Paris : réunir Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel
Jean-François Copé appelle les deux candidats à constituer une liste commune. Il estime que leurs points d’accord doivent l’emporter sur leurs divisions et invite chacun à reprendre le dialogue pour proposer une autre majorité aux Parisiens.
Interrogé sur les chances de Rachida Dati, il refuse de considérer l’élection comme jouée. Il défend la poursuite du combat jusqu’au second tour et rappelle l’enjeu du scrutin : les électeurs qui critiquent la politique conduite à Paris ont désormais la possibilité de choisir une autre orientation.
Le refus d’un accord avec Sarah Knafo
Ce rassemblement a toutefois une limite : il exclut, pour Jean-François Copé, un accord avec Sarah Knafo. L’ancien ministre met en avant l’écart entre les convictions de la droite républicaine et celles de Reconquête. À ses yeux, l’objectif de gagner ne suffit pas à justifier toutes les alliances.
Il avertit aussi les électeurs de droite tentés par un rapprochement avec le RN. Il prend l’exemple du Parti socialiste, dont il critique la dépendance à l’égard de LFI. Son argument porte sur la suite : une alliance engage la façon de gouverner, et les concessions consenties peuvent affaiblir le parti qui les accepte.
Pour 2027, rassembler autour de l’ordre et du progrès
Jean-François Copé voit dans ces municipales le début de la bataille présidentielle. Il refuse l’idée d’un basculement inévitable vers le RN ou LFI et appelle les forces de la droite et du centre à faire émerger un candidat capable de les réunir.
Le projet qu’il décrit associe le rétablissement de l’ordre à une ambition de progrès. Il insiste également sur la considération due à chaque Français, indépendamment de son origine et de sa confession, tout en maintenant une exigence ferme sur la laïcité et la République.
Sur le choix du candidat, il ne désigne aucun nom. Il évoque deux voies : une primaire ou un accord entre les responsables des partis. L’essentiel, dans son intervention, est de surmonter les rivalités personnelles pour construire une offre commune.