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Présidentielle 2027 : une droite unie, des réformes crédibles
Jean-François Copé face à Benjamin Duhamel
Le 2 juillet 2026, face à Benjamin Duhamel sur France Inter, Jean-François Copé précise les conditions d’une alternative aux populistes. Il appelle à une candidature commune de la droite et du centre, défend des réformes d’autorité et de progrès, et demande que les promesses politiques soient confrontées à leur financement.
Pour 2027, rassembler autour d’un candidat commun
Après son échange avec Bruno Retailleau, Jean-François Copé maintient son appel au rassemblement. Il estime que la droite et le centre doivent se retrouver derrière le candidat le mieux placé pour éviter un second tour entre le RN et LFI. Il invite les différents prétendants à prendre leurs responsabilités à l’automne.
Concernant Édouard Philippe, il n’annonce pas encore de soutien définitif. Il attend son discours et les réformes qu’il proposera. Pour Jean-François Copé, la candidature commune doit porter une droite affirmée, ouverte au progrès et sans alliance avec le Rassemblement national. La préparation de 2027 suppose donc de préciser un projet autant que de choisir une personnalité.
Réformer avec autorité, respecter l’État de droit
Jean-François Copé défend le rétablissement de l’ordre dans la rue, aux frontières, à l’école et dans les comptes publics. Il y associe le progrès social, économique, environnemental et scientifique. Ces réformes doivent, selon lui, préparer et protéger l’avenir des enfants, en donnant aux Français des raisons d’avoir confiance.
Cette ambition s’accompagne d’une limite précise : le respect des institutions. Il distingue les règles que l’on peut modifier, par la loi ou la Constitution, des principes qui protègent contre l’arbitraire. « On respecte les juges, on respecte la séparation des pouvoirs », rappelle-t-il. Il fait de cette exigence une différence fondamentale entre un parti de gouvernement et une formation extrémiste.
Promesses du RN : poser la question du financement
Interrogé sur Marine Le Pen et Jordan Bardella, Jean-François Copé considère que leurs différences ne changent pas la méthode populiste qu’il critique. Il prend l’exemple du plan de climatisation annoncé par le RN : il relève les variations du coût avancé et conteste le financement présenté sous forme de prêts de la Banque centrale européenne.
Son intervention invite ainsi à examiner ensemble la promesse, son prix et les moyens de la réaliser. Une réponse aux inquiétudes des Français engage des choix concrets, des financements et des décisions applicables. Pour lui, c’est sur cette capacité à réformer sérieusement que doit se construire une alternative au populisme.