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Jean-François Copé dénonce le double discours de Marine Le Pen sur la justice
Face à Caroline Roux, l’auteur de Quand les populistes trahissent le peuple défend une droite sans concession aux populistes.
Marine Le Pen face à ses leçons de morale
« Ce qu’on demande, c’est qu’elle ne donne plus de leçons de morale. » Jean-François Copé pointe une contradiction : après ses attaques contre les magistrats lors du premier jugement, Marine Le Pen invoque désormais les garanties de l’État de droit. À ses yeux, cette différence de traitement révèle un rapport opportuniste à la justice : la légitimité des juges serait reconnue seulement lorsque leurs décisions conviennent.
La condamnation en appel soulève également la question de l’exemplarité revendiquée par le RN. L’ancien ministre refuse de qualifier une décision de justice de bonne ou de mauvaise. Son propos porte sur la responsabilité politique : les électeurs doivent pouvoir apprécier cette candidature en tenant compte du décalage entre les leçons de probité et les faits jugés.
Retraites, sécurité, impôts : mettre les programmes à l’épreuve
« Il faut démontrer, expliquer. » Retraites, sécurité, immigration, finances publiques : la campagne doit obliger le RN à détailler ses choix. Pour Jean-François Copé, répondre aux promesses populistes suppose d’en examiner les conséquences concrètes, notamment sur les impôts et l’équilibre des comptes. Le débat doit permettre aux Français de comparer des projets, avec leurs contraintes et leurs effets, avant de décider.
Cette exigence concerne aussi la droite de gouvernement. Son bilan mérite d’être défendu, mais ses renoncements doivent être reconnus. Sur les retraites, Jean-François Copé admet que les réformes annoncées n’ont pas toujours été menées. Préparer l’avenir des enfants exige donc davantage que des engagements de campagne : des décisions assumées et appliquées une fois au pouvoir.
Une droite rassemblée, sans concession au RN
« On ne peut pas composer avec des populistes. » Dans le prolongement de son livre Quand les populistes trahissent le peuple, Jean-François Copé identifie une même nature populiste au RN et à LFI. Cette analyse fonde sa divergence avec Bruno Retailleau. L’alliance du Parti socialiste avec LFI sert d’avertissement : la droite ne doit pas reproduire ce choix avec le RN. La référence à Jacques Chirac fixe une ligne sans concession aux extrêmes.
Le rassemblement souhaité réunit Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Édouard Philippe autour d’une candidature unique avant la fin de 2026. Ordre dans la rue et dans les comptes, ouverture au progrès : ces priorités, entendues dans le discours d’Édouard Philippe, dessinent à ses yeux une base commune. Le choix du candidat reste ouvert. L’objectif est de faire passer l’intérêt du pays avant les ambitions personnelles pour éviter un second tour Le Pen–Mélenchon.