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Robots dans les EHPAD : Copé pointe la déconnexion de Zemmour

Copé–Zemmour : le débat · Les EHPAD et la place de l’humain

Jean-François Copé face à Éric Zemmour : robots dans les EHPAD, présence humaine et expérience du terrain.Durée : 1 min 42

Des robots pour accompagner les personnes âgées ? Face à Éric Zemmour, Jean-François Copé ramène la discussion à une réalité humaine : celle de nos aînés, de leurs besoins et de la présence indispensable des femmes et des hommes qui prennent soin d’eux. À travers cet exemple, il dénonce une approche qu’il juge déconnectée de la vie quotidienne.

Derrière les robots, des personnes à accompagner

Lorsque Jean-François Copé évoque les robots dans les maisons de retraite et les EHPAD, Éric Zemmour lui répond que la Chine y a déjà recours.

Copé conteste d’abord la portée de cet exemple, qu’il juge marginal. Mais il refuse surtout d’en faire une réponse satisfaisante aux besoins des personnes âgées. Il rappelle que cette situation concerne nos aînés et pourrait, un jour, concerner chacun d’entre nous.

Son objection porte sur la place de l’humain. Accompagner une personne âgée ne se résume pas à accomplir une succession de tâches : pour Copé, rien ne remplace la relation humaine dans ces moments de la vie.

Il reproche ainsi à Zemmour de mettre en avant une solution technologique sans accorder suffisamment de place aux personnes auxquelles elle s’adresserait. Il voit dans cette réponse l’illustration d’un décalage plus profond entre les raisonnements de son interlocuteur et les réalités de la société.

Le terrain oblige à sortir de la théorie

Jean-François Copé fait alors le lien avec son expérience de maire. Il regrette que Zemmour n’ait jamais exercé cette responsabilité : être confronté aux difficultés des habitants oblige à chercher des solutions qui répondent à des situations réelles.

Face aux accusations de clientélisme, Copé défend les élus locaux. Leur travail consiste à faire vivre la République au quotidien et à répondre aux personnes qui souffrent. Cette proximité n’est pas, pour lui, un défaut de la politique : elle en constitue une responsabilité essentielle.

C’est là qu’il situe la différence avec son contradicteur. Il lui reproche de rester dans la doctrine et l’idéologie, là où les élus doivent prendre en compte les parcours, les besoins et les difficultés de chacun.

Une politique qui ne perd pas de vue les personnes

Des EHPAD à l’action municipale, Jean-François Copé défend une même conception de l’engagement public : partir de la vie des gens pour construire des réponses, plutôt que chercher à faire entrer leurs situations dans une théorie.

La fermeté qu’il revendique ne l’éloigne pas de cette exigence humaine. Elle doit s’accompagner de discernement et de solutions conformes aux valeurs de la République.

Face à Zemmour, Copé fait ainsi de l’expérience du terrain un critère de crédibilité : pour agir sur la société, il faut d’abord connaître les personnes qui la composent.

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