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Face à Zemmour, Jean-François Copé défend une Europe puissance

Copé–Zemmour : le débat · Une Europe qui renforce la France

Jean-François Copé face à Éric Zemmour : euro, coopérations européennes et puissance française.Durée : 7 min 05

Une Europe capable de peser face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie : c’est l’ambition défendue par Jean-François Copé face à Éric Zemmour. À la critique des institutions européennes, il oppose une question concrète : comment donner à la France les moyens de défendre ses intérêts et de faire valoir ses atouts ? De l’euro aux coopérations industrielles et énergétiques, il défend une Europe utile, dans laquelle la France doit jouer un rôle moteur.

L’euro : une protection que Zemmour finit par reconnaître

Jean-François Copé rappelle d’abord son attachement à la monnaie unique. Il défend son rôle protecteur et les avantages qu’elle représente, selon lui, pour acheter les matières premières dont la France a besoin.

Éric Zemmour reconnaît que l’euro nous protège aujourd’hui, tout en rappelant qu’il était opposé à sa création.

Pour Copé, l’enjeu est de s’appuyer sur cet acquis et de poursuivre les coopérations nécessaires, notamment dans le domaine des marchés de capitaux.

Coopérer ne signifie pas effacer les nations

Éric Zemmour accuse Jean-François Copé de défendre une Europe fédérale. Celui-ci conteste cette présentation et précise son objectif : construire une Europe puissante grâce à des coopérations entre pays.

Il prend l’exemple du nucléaire. Tous les États européens ne font pas les mêmes choix énergétiques, mais ceux qui partagent des intérêts peuvent travailler ensemble. Copé défend cette méthode : avancer dans des domaines précis, sans attendre que tous les pays adoptent une position identique sur tous les sujets.

Il rappelle également que les États conservent des responsabilités propres, notamment en matière d’éducation. Il refuse donc l’alternative dans laquelle Zemmour cherche à l’enfermer : renforcer l’action européenne ne revient pas, à ses yeux, à faire disparaître les nations.

Peser face aux grandes puissances

Jean-François Copé donne à son engagement européen une finalité claire : regrouper les forces des pays européens face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie.

Là où Zemmour met en avant la défense de la civilisation européenne, Copé demande que le débat porte sur la capacité d’agir. Il veut une Europe dans laquelle la France puisse entraîner ses partenaires dans les domaines où elle dispose de compétences et de savoir-faire.

Il cite notamment l’agriculture, la défense, l’industrie, le luxe et l’aéronautique. Son ambition européenne part ainsi des atouts français : les défendre, les développer et leur donner davantage de poids dans la compétition internationale.

Réformer l’Europe pour la rendre plus forte

Jean-François Copé affirme la nécessité de l’améliorer et de poursuivre le travail de coopération. Mais il refuse que la critique de ses défauts conduise à écarter ce qu’elle permet de construire.

C’est sur ce point qu’il marque sa différence avec Zemmour. Pour Copé, défendre les intérêts de la France suppose de bâtir des accords, de porter des projets et de mobiliser des partenaires.

L’Europe puissance qu’il défend n’est donc pas une ambition séparée de la France. Elle est un moyen de lui donner davantage de capacité d’action, en faisant de ses forces un moteur pour l’ensemble européen.

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