Ne reculons pas sur le « Burkini » ! Défendons les valeurs de la France !

La journée « burkini », organisée par une une association musulmane qui a réservé un parc aquatique des Bouches-du-Rhône pour les seules femmes en burkini et « djilbeb de bain », ne doit pas être traitée à la légère comme un simple fait divers au cœur de l’été.
C’est au contraire un fait révélateur du combat fondamental qui se joue, aujourd’hui, en France, sur notre sol, au sujet de nos valeurs et de la société que nous voulons pour l’avenir. Il s’agit d’un combat entre ceux qui défendent la République et ceux qui croient que le salafisme peut faire sa loi. D’un combat entre ceux qui ont compris que l’Islamisme radical était une menace et ceux qui pensent qu’on pourra toujours transiger avec lui.

Soyons très clairs : il est intolérable dans notre pays de considérer que la mixité est un danger. Il est intolérable de laisser entendre qu’il serait indécent qu’une femme se baigne en présence d’un homme. Il est intolérable de professer qu’une femme ne puisse aller dans une piscine sans être couverte de la tête aux pieds (puisque le burkini, construit sur le mot « burqa », ce voile intégral dont j’avais initié, en 2010, avec mes amis députés, l’interdiction en France, n’est autre qu’un maillot qui couvre l’ensemble du corps à l’exception du visage) ! Cette vision de la femme, comme étant inférieure, comme devant être cachée, comme devant être soumise, c’est celle du salafisme. Ce même salafisme qui est le terreau du djihadisme dont il est l’idéologie à défaut d’en être le mode d’action unique.

L’égalité homme-femme est constitutive de notre identité, de nos valeurs, de notre mode de vie, de notre projet de société. Elle n’est pas négociable. Si nous reculons sur les droits de la femme, alors nous donnons raison aux intégristes et la République se diluera dans le communautarisme.

A cet égard, j’ai été atterré par la réaction de certains responsables socialistes, dont le député PS Patrick Mennucci qui a défendu « le bain habillé » et dénoncé « une polémique anti-musulman de plus ». Quelle défaite de la pensée ! Défendre le droit à la mixité, c’est défendre toutes les femmes françaises, à commencer par tant de femmes musulmanes qui subissent des pressions au quotidien, dès qu’elles veulent s’affirmer. Dénoncer l’intégrisme islamiste, en ces temps où son pire avatar, le djhadisme, nous a déclarés la guerre, c’et défendre l’ADN de la République. Quand va-t-on en terminer avec cet angélisme d’une large partie de la classe politique française (la même qui n’a pas voté l’interdiction du port de la Burqa) qui refuse de comprendre que le djihadisme a pris racine en France parce que nous avons trop longtemps reculé sur nos valeurs ?

Je regrette aussi le silence de l’exécutif à ce sujet ainsi que celui des principaux candidats à la primaire de la droite et du centre. J’espère que les intégristes n’y verront pas une approbation. Car ces fanatiques nous testent et le moindre signe de doute ou de faiblesse qui leur est envoyé peut être perçu par eux comme un encouragement à renouveler leurs provocations.

Alors que faire, concrètement, au-delà de la dénonciation ? Je demande quatre choses :

1. Que l’exécutif, par la voix du Préfet du département, soutienne officiellement l’arrêté d’interdiction pris par le maire concerné. Ce maire ne peut être laissé sans soutien au plus haut niveau de l’Etat.

2. Qu’une enquête approfondie soit menée sur l’association qui a voulu organiser ce rassemblement. Il faut vérifier si elle entretient ou non des liens avec les tenants du salafisme. J’ajoute d’ailleurs qu’il serait temps de créer un délit qui permette de punir les comportements, propos ou actes contraires à la République et prônant un Islam radical, ce que ne permet pas en l’état actuel notre droit.

3. Que le CFCM condamne le développement de cette pratique du « burkini » qui n’a rien à voir avec la République et la laïcité.

4. Que, dans le contexte de mobilisation nationale, chacun ait un comportement citoyen. Les propos de la société privée qui a accepté de louer son centre aquatique en comparant cet événement à une cérémonie privée tel qu’un mariage sont totalement irresponsables.

En tout état de cause, on ne pourra pas continuer longtemps comme cela. Si je l’emporte à la Primaire de la droite et du centre et que je suis élu président de la République, dès les premiers jours de juillet, avec le soutien de la nouvelle majorité parlementaire, je prendrai par ordonnances les décisions qui viseront à fixer les règles et les pratiques qui, dans le respect des convictions de chacun, seront pleinement compatibles avec les lois de la Républiques. Parmi ces décisions, figurera l’interdiction du port du voile dans l’ensemble des établissements publics.

Après les précédents inacceptables de créneaux horaires réservés aux femmes dans des piscines municipales, notamment à Lille, l’affaire du burkini est un énième test de notre solidité. De grâce, ne reculons pas une fois de plus, défendons nos valeurs, notre identité, nos lois, la République. Défendons ce qui est profondément constitutif de la France.

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Commentaires

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