JFC est l’invité politique de Jean-Michel Aphatie sur France Info

"Si j’avais été mis en examen, je n’aurais pas été candidat", a déclaré jeudi sur franceinfo Jean-François Copé, député-maire de Meaux, candidat à la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle. Le parquet de Paris a demandé lundi le renvoi en correctionnel de Nicolas Sarkozy et de treize autres mis en examen dans l’affaire Bygmalion. Le 28 août, François Fillon avait lui aussi fait référence aux mises en examen de l’ex-chef de l’Etat : "Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ?"

"Il y a deux ans et demi la classe politique, pour un certain nombre de ses membres, la classe médiatique pour le même nombre de ses membres, se sont dit ’on a coupable idéal qui s’appelle Copé’. Moi j’ai assumé mes responsabilités, en disant que j’étais innocent, mais j’ai démissionné de mes fonctions de président. En attendant que la justice confirme mon innocence ce qu’elle a fait. (…) De coupable absolu, je suis passé de totalement innocent", a-t-il rappelé.

« Mon projet est un projet de rupture »
Jean-François Copé

"Moi je veux faire en 2017 la rupture qu’il [Nicolas Sarkozy,ndlr] n’a pas faite", a insisté le deputé-maire LR de Meaux. "Mon projet est un projet de rupture." Ce qui n’est donc pas le cas du programme de l’ex-président du parti Les Républicains, également candidat à la primaire pour 2017 : "Je pensais que quatre années après, on aurait tiré quelques leçons. Or qu’est-ce que je vois aujourd’hui ? Le même programme qu’en 2007. Quand on nous dit ’On va supprimer l’aide médical d’état’, je l’ai demandé moi pendant tout le quinquennat. On nous l’a refusée. Quand on nous dit ’On va faire un tournant sécuritaire’, on a baissé à l’époque les effectifs de police."

Jean-François Copé propose donc "d’augmenter les effectifs de police, gendarmerie, magistrats et gardiens de prison" de "50 000". "C’est pour ça que mon projet est un projet de rupture par rapport à ce système, c’est là-dessus que je vais faire campagne. Il faut changer de système."

« Si je suis élu, (je prendrai) par ordonnance (un) code de la laïcité qui organisera le culte musulman »
Jean-François Copé

Le vrai sujet, c’est l’islamisme radical et pour sortir de cette situation la seule solution, et elle revient aux politiques et à personne d’autre, c’est que le prochain président de la République, en tout cas si je le ferai si je suis élu, prenne par ordonnance ce code de la laïcité qui organisera le culte musulman en France. C’est le seul des trois cultes monothéistes qui n’est pas organisé et pour cause, il est postérieur à la loi de 1905 en France [sur la séparation entre l’Eglise et l’Etat-ndlr]". Il faut donc que des règles soient précisées."

Jean-François Copé est revenu sur la polémique du pain au chocolat : "Rappelez-vous des polémiques débiles, il n’y a pas d’autres mots, que j’ai pu entendre sur l’histoire de ces voyous qui avaient arraché le pain au chocolat d’un gamin à Meaux en lui disant, tu ne dois pas manger pendant le ramadan. Au lieu de s’interroger sur le délitement de notre société par rapport à ça. Le seul sujet est Jean-François Copé est islamophobe. C’est absurde !"

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